De Madrid à Liège, me rejoindrez vous dans mes délires :-) ?

Bienvenue sur mon blog

  • Accueil
  • > Recherche : bisous musculation

28 septembre, 2011

Vivre un conte de fée :-)

Classé dans : Et quelques récits, fruit de mon immagination — ismeraldamadrid @ 21:20

Après ce doux rêve, je me réveille le sourire aux lèvres, je suis radiante, c´est ma première impression et je veux m´y tenir! Je ne renoncerai pas à cette merveilleuse sensation. Rêve ou réalité, où s´installe la frontière ? Difficile de la dessiner! Il est temps que je regarde la Vie avec optimisme et fasse sourde oreille au négativisme qui m´anime à chaque sursaut de mon programme.

Aujourd´hui, grand nettoyage de mon esprit: je sais que Pierre a quitté notre logis avant huit heures. Il m´a embrassée sur le front et m´a fait part de son intention de prendre le petit déjeùner en compagnie de ses collègues et des étrangers venus traiter certaines affaires importantes. « Je t´en toucherai un mot ce soir, ma belle! » Son baiser, effleurant à peine ma peau, ne m´a pas sorti de mon sommeil!

Ce matin, je ferai mes premiers pas à la salle de musculation en compagnie de mon entraîneur. Alors pour le premier repas de la journée, il m´est recommandé de manger : un bol de céréales avec du lait écrémé, une orange et un yaourt! Donc un repas copieux: de quoi commencer la journée d´un bon pied.

Après une douche vivifiante, je me rends à la cuisine et je prépare les aliments. Là, je dresse la table pour deux …et oui, pourquoi pas ? Une tasse et une assiette pour Pierre ou Jean Paul ou pour Karl ? Peu importe, une bonne compagnie est d´à propos.

Tout est prêt! Je prends place, je pèle le fruit. Tandis que je m´adresse à mon convive: « Comment vas-tu chéri? As tu passé une bonne nuit?…Oui, j´en suis contente. Pour ma part, j´ai dormi comme un bébé! …Quelle belle journée en perspective, n´est-ce pas ?…Ce que je vais en faire: d´abord, me rendre à la salle pour prendre bien soin de mon corps…pour toi ? jaja (je laisse échapper un éclat de rire entre la séduction et l´ironie; le plaisir en tous les cas innonde mon esprit), bien sûr, pour qui d´autre ?…Ah! oui! bien sûr…qui sait ? Tu as raison, tu n´es pas le seul homme de ma vie…mais oui, tu es le plus important! comment peux tu en douter! »

Je déguste chaque bouchée de l´orange, un sourire béat illumine mon visage. Je mâche doucement, son jus se répand dans ma bouche: Je me laisse envahir par le plaisir  que procure cette sensation à mes papilles gustatives! Je laisse voguer mon imagination: je me promène au bras de mon bien aimé, sur notre propriété agricole. Je me protège du soleil sous mon ombrelle blanche à dentelles. Je porte un joli chapeau blanc également et une robe moulante en coton de même couleur. Mes mains sont gantées. Une arôme de fleur d´oranger se répand dans l´air. Le soleil brille, il fait calme. Mon compagnon est vêtu d´un pantalon couleur olive et d´une chemise crème en coton. Les premiers boutons sont détachés. Nous avançons d´un pas lent mais ferme. Le bonheur nous entoure. Les oiseaux chantent, un chien aboie, il arrive en courant vers nous: il s´agit d´un jeune lévrier, dynamique et jouette. Nous nous laissons emporter par un rire en cascade frais et profond. Nos regards se croisent et l´amour s´y lit clair et limpide. Nos lèvres s´appellent et nous les laissons se rejoindre, le baiser est doux…Je sursaute, le téléphone retentit! Je m´inquiète de l´heure: il est déjà très tard. Je suis restée perdue dans mes pensées plus longtemps que je ne le pensais! Je prends mon bol de céréales et m´en vais répondre à l´appel. « Bonjour mon coeur, la journée se déroule bien ? » …. »Oui, ma belle. Je profite de quelques minutes avant la prochaine réunion du matin (on va faire le point sur les différentes possibilités de fusion entre deux de nos sociétés et les leurs) pour t´appeler. « Ah, c´est gentil! » je grommèle tandis que j´avale en hâte les céréales qui sont dans ma bouche. – Dis moi, tu déjeunais ? « Oui je mangeais des céréales » – Ah, bon. Des céréales ? Je ne savais pas que tu aimais …! « En fait, c´est mon entraîneur qui a composé mes repas » je m´efforce de lui expliquer. – Ton entraineur ? De qui parles tu ? « De Karl de la salle de musculation, tu sais, ce que je te disais hier », dis je avec une pointe d´ironie. – Ah! Oui…bien sûr, bafouille Pierre, qui évidemment n´a pas la moindre idée de ce à quoi je fais référence. J´en profites pour lui donner une estocade: « Bon mon coeur, je dois raccrocher. Je suis à la bourre! A tout à l´heure. Bisous! » – Euh! oui, bisous… A tout à l´heure, amuse toi bien. – Oui, merci Au revoir. Je clique le bouton off.

Je me sens à la fois coupable et satisfaite du vilain tour que je viens de jouer à Pierre.  Enfin, je me sens capable de diriger ma vie.  Je crois vraiment que ma journée démarre sur des chapeaux de roues!

18 septembre, 2011

Heureusement que les rêves existent! :-)

Classé dans : Et quelques récits, fruit de mon immagination — ismeraldamadrid @ 21:31

Il est 20h00, confortablement installée dans le canapé, je me dispose à feuilleter toutes les brochures d´information que m´a remises mon nouveau coach « relooking », un jeune homme au physique d´Apollon agé d´environs 25 ans : bref, en pleine fleur de l´âge!emoticone. Sa méthode d´entraînement s´inspire de la nouvelle vague: un mélange de psychologie, diététique et bien sûr la partie culture physique!emoticone

Je m´empare du cahier, journal de bord, destiné à recevoir mes réflexions et états d´âme en rapport avec ce programme d´entraînement. On peut le considérer comme un journal intime, mais pas trop, puisque Karl mon entraîneur, le consultera à sa convenance!emoticone. Je réfléchis et y inscrit en avant propos : « Je suis gonflée à bloc … j´espère que cela durera! »

Sur cette lancée, j´envisage de suivre les conseils de mon guide esthétique; je me dirige à la cuisine, je dresse la table: je prends une belle assiette creuse au bord argenté et au motif floral bleu pâle. Je saisis une pomme dans le plat à fruits, je la lave soigneusement tout en la regardant d´un air enthousiaste. Je la dépose délicatement au centre de l´assiette comme s´il s´agissait d´un met de gourmet! J´ajoute le couteau et la fourchette sur la table. Je sors une bouteille d´eau d´Evian du frigo et je joins un verre rectangulaire. Je pousse la délicatesse jusqu´à créer une ambiance chaleureuse: j´allume les bougies du chandelier et j´allume le lecteur de compact disc dans lequel j´insère le concerto pour piano nº 21 de Mozart.

Là, maintenant face à ma pomme, j´engage le dialogue..enfin le monologue je veux direemoticone, couteau dans une main et fruit dans l´autre: « Voilà, toi et moi nous allons fusionner… tu vas devenir une part de moi et moi, je serai enrichie par tes bonnes vitamines … » Une fois épluchée, je repose le fruit sur l´assiette et je l´observe avant de me saisir à nouveau du couteau et de la fourchette pour la trancher en petits morceaux que je m´apprête à savourer lentement au rythme de la douce musique de ce grand compositeur. Je me sens apaisée, je pourrais preque aller dire : « je me sens heureuse! »

J´entends une mélodie qui provient du salon, je sursaute et reviens à la réalité: mon portable me rappelle à l´ordre, c´est mon chériBisou…je cours et repère en un clin d´oeil mon sac, d´où j´en extrais l´objet tant désiré! Je décroche: « Bonsoir mon coeur,  tout va bien ?

- Oui ma belle, juste qu´il vient de surgir un imprévu…les cadres supérieurs du groupe de Lille sont arrivés très tard ici et tout a pris du retard, donc nous nous rendons seulement maintenant au restaurant…je t´appelle pour que tu ne m´attendes pas et que tu te couches quand tu te sentiras fatiguée, d´accord ma jolie ? La journée s´est bien passée ?

- Oui, je voulais te raconter que je me suis inscrite à un club de musculation.

- Bon chérie, je dois raccrocher là…Gérard me fait signe, il a besoin de moi. Dors bien, bisous

« Bisous mon coeur », dis je d´un ton contrarié. Je reste assise, le portable entre les doigts, le regard dans le vide. Mon esprit se refuse à analyser la situation: je remarque à nouveau que j´intéresse de moins en moins Pierre. Mes yeux se portent sur le sac, je me souviens de la carte de visite de cet inconnu …quel était son prénom ? Je réfléchis : Jean Paul, c´est cela! J´hésite à saisir la carte. Non! hors de question, d´entrer dans ce jeu! Je vais rester ferme sur ma décision.

Je me lève et retourne dans la cuisine, je m´empare de la pomme, je la regarde avec rage et j´y plante les dents de bon coeur! Je finis mon repas en moins de deux minutes..très loin des consignes de Karl: tant pis! …. au moins, j´ai suivi son plan nutritionnel. Je me sers un verre d´eau et je le vide d´une traite: rien à voir avec un bon whisky emoticone

Finalement, je vais prendre en considération les propos de Pierre, je vais me glisser sous la couette…demain sera un autre jour!

Je prends une douche rapide et je sens déjà mon corps se détendre. J´enfile ma nuisette à dentelles rouge à petits pois bleus foncés. Je me couche et je ferme les yeux, des images de ce bel homme croisé cet après midi commencent à me hanter. Sa voix douce et cordiale chante à mon oreille: « tu es belle et désirable », sa main me caresse l´épaule tandis que je me blottis contre son torse protecteur….

Pendant que je rêve, je suis heureuse!

24 août, 2011

Les rondeurs et la mode :-(

Classé dans : Et quelques récits, fruit de mon immagination — ismeraldamadrid @ 8:40

Je quitte le café, rasassiée et le moral au zénith. Je franchis la porte du premier magasin de mode qui s´offre à moi, il s´agit de la boutique Esprit, je regarde les chemisiers et j´en choisi trois, le premier blanc à dentelles, ceintré à la taille; le second fleuri style tunique, le troisième rose légèrement décolleté, je m´approche des jupes et deux m´interpellent, je regarde les tailles, je me saisis de la 38. Je décide d´essayer les deux modèles, une beige plissée et une mini-jupe rose portefeuille à trois gros boutons. Enfin, je vois les robes et une petite robe légère courte et moulante me cligne de l´oeil.  Avec la pile de vêtements sous le bras , je me rends aux cabines d´essayage. Là, je me déshabille et me conserve que mes dessous fins, mon reflet apparait dans le miroir, je n´y prête pas attention, trop intéressée par les tenues choisies dans les rayons. Je me saisis du chemisier rose légèrement décolleté et de la jupe assortie. J´enfile le dessus, je me sens un peu à l ´étroit dans cet habit. Ma bonne humeur se laisse aller. Je passe la jupe et au moment de l´attacher, je constate que les boutons restent entrouverts. Je me laisse choir par terre et je m´effondre en larmes, je détache le chemisier et j´observe mes bourrelets. Un certain dégoût me monte à la tête, je pleure de plus belle. Je m´en veux de ne pouvoir contrôler mes pulsions! J´ai une envie folle de déchirer toutes ces fringues. Soudain j´ai peur, je me recroqueville sur moi-même, une idée vient de traverser mon esprit: Pierre me trompe, cela devient une certitude ! Mon corps le dégoûte et il compense cette situation avec une belle et adorable jeune fille. Les images de leurs étreintes se bousculent dans mon cerveau, je ne vois pas le visage de cette splendide beauté. J´ai mal, très mal, une pointe au coeur! Mes larmes continuent de couler. Tout se bouscule dans ma tête, nos moments de bonheur et cette réunion de ce soir!

Je me relève, je remets le chemisier et la jupe sur leurs ceintres respectifs. Je me rhabille en tournant le dos au miroir. Je prends un mouchoir dans mon sac, et le passe sur mon visage. Je quitte la cabine et remets les vêtements à leur place. Je marche comme une automate. Je suis atterée! Je marche au hasard dans le centre commercial, sans voir le monde qui m´entoure ou ne voyant que les couples heureux qui s´embrassent, se prennent par la main, rient complices de la moindre pécadille. Je me sens seule, très seule. J´hésite entre téléphoner à mon amie et n´en parler à personne. J´ai honte, vraiment honte de ce que je suis devenue.  Je regarde par terre. Je sors enfin de ce complexe.

Dehors, le soleil brille. Les jeunes demoiselles se promènent légèrement vêtues, leurs jambes sont sculpturales, leurs tailles sont fines et leur poitrine est bien marquée par les vêtements qui les mettent en valeur. Je manque d´air, je dois m´asseoir. Je m´installe à une terrasse du premier café que je rencontre. Je demande au serveur qui passe prendre la commande une bière et un sandwich jambon beurre.

Cinq minutes plus tard, une serveuse souriante m´apporte mon assiette et ma boisson. Je décide de payer directement et je lui en fais part:

« Je vais vous payer de suite. »

- D´accord madame.

Je lui donne un billet de dix euros. Elle me rend la monnaie. Je bois d´un trait la moitié du verre, le liquide coule doucement dans ma gorge, cette fraicheur amère me fait du bien. Je mords à belles dents le pain et je mâche lentement, je suis déjà plus calme, toujours inquiète cependant. Je prends mon portable dans mon sac. Je cherche dans la mémoire le numéro de Monique, la sonnerie retentit dans mon oreille, deux fois et elle décroche. « Bonjour ma Belle, comment vas tu ? »

- Pas trop bien, je sanglote en lui faisant part de ma situation.

- Ne fais un drame d´un petit kilo de trop, ma chérie. Voyons Pierre est incapable de te tromper. Pourquoi ce manque de confiance ? Tu t´ennuies trop, et tu fais une montagne d´un grain de sable parce que tu es trop oisive, crois-moi!

- Ce n´est pas un grain de sable et Pierre attache une grande importance au physique, retorque-je avec amertume.

- Bon dans ce cas, suis mon conseil, inscris toi dans une salle de musculation.

Je reste interloquée, mais je réponds avec résolution: « tu as raison, je vais de ce pas mettre à exécution ce projet! Et toi, comment vas tu ? »

- Bien, je travaille sur un rapport que m´a transmis mon chef de service, une évaluation d´un programme de réaménagement d´un site.

- Cela me parait très intéressant.

- Bof, un peu complexe; mais je crois que je m´en sortirais, me répond Monique avec son enthousiasme constant!

- Merci pour cette précieuse conversation, tu m´as remonté le moral. J´espère que tu auras bientôt le temps de prendre un verre avec moi.

- Ok, je te rappelle la semaine prochaine et on se voit, promis. Bisous

- Bisous Monique.

Tout en achevant mon sandwich, je réfléchis sur l´endroit où se trouve une salle de musculation. Je me lève et quitte la terrasse. Pendant que je m´éloigne, une main se pose sur mon épaule, je me retourne et je vois un homme de haute taille, les cheveux grisonnants, les yeux bleu-verts, le teint légèrement halé, vêtu d´un polo blanc lacoste, un pantalon en toile vert olive et à son bras une veste appartenant à ce costume.

- Excusez- moi, je vous regarde depuis un moment assise seule à cette terrasse. Ce n´est pas mon habitude d´aborder les personnes que je ne connais pas, mais quelque chose m´y a poussé. Cela va peut être vous paraître indécent ou trop audacieux, voire peut être grossier, mais je ne pouvais résister à cette pulsion. Ne vous méprenez pas, je ne suis pas un dragueur. Je souhaite juste que vous preniez cette carte avec mon numéro de téléphone…

- Je suis en couple, monsieur.

- Il n´y aucune mauvaise intention de ma part, je suis juste une intuition. S´il vous plait, prenez la. Gardez la, je vous le demande comme un service et un jour…peut être, ressentirez vous le besoin de m´appeler et de prendre un café en ma compagnie…je fais confiance au destin.

- Je ne pense pas que je vous appelerai, mais si vous y tenez.

- Vous me rendriez heureux en me promettant de ne pas la jeter…pour le reste, l´avenir, seul connaît la réponse….vous me le promettez, s´il vous plait. Son sourire, et sa petite mine sont vraiment très séduisantes. Je ne comprends pas ce qui le pousse à agir ainsi, ou plutôt je le conçois et pourtant…je réponds : « Bon d´accord, voilà, je la range là devant vous, dans la poche intérieure de mon sac! Elle restera à jamais à cette place! »

- Merci…puis-je connaître votre nom ?  Le mien est inscrit sur la carte: Jean Paul.

- Je m´appelle Nancy.

- C´est vraiment un très joli nom, je ne vous oublierai pas…vous avez marqué ma vie, soyez en convaincue.

- Je suis un peu pressée, excusez-moi!

- Oui, bien sûr. A bientôt Nancy. Il me regarde souriant, ses yeux scintillent, son regard me semble pétillant…il irradie une énergie qui est très apaisante. Je suis intriguée, je  m´exclame:  » A bientôt! » je fuis l´endroit à grandes enjambées, me traitant d´idiote d´avoir dit ces mots…mais dans le fond de moi même, toutes mes émotions s´entrechoquent.

Du coup, je constate que je suis devant une salle de sports, je franchis la porte résolue à changer ….

 

worldwearinessness |
Nyindjé, chat bouddhiste |
aufildelaplume06 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | lunafriday
| journal d'une folle
| Un oiseau sans cage